Au cœur d'une société véritablement inclusive se trouve une vérité simple : l'esprit de chaque…

Un guide simplifié pour le rétablissement psychologique après la guerre, et pour renforcer la sécurité intérieure chez les adultes et les enfants.
La guerre ne vole pas seulement les vies, elle arrache aussi des pans de notre existence, de notre identité et de nos souvenirs. En un instant, nous pouvons perdre une maison qui a bercé notre enfance, une rue qui a été le témoin de nos plus beaux moments, ou des personnes que nous aimions et qui faisaient partie intégrante de notre vie quotidienne.
Cette perte ne laisse pas seulement derrière elle un vide que les mots ne sauraient décrire, elle sème également en nous la peur, ainsi qu’un sentiment d’insécurité et d’instabilité. Il est donc tout à fait naturel de ressentir de la tristesse, de la colère, de l’impuissance, et de penser à ce que nous avons perdu, aux défis et aux soucis qui nous attendent, ainsi qu’à l’anxiété face à l’avenir.
Mais après que le bruit de la guerre se tait… comment retrouver la vie et la sécurité intérieure ?
La guerre ne se termine pas lorsque le bruit des bombardements cesse, ni lorsque le calme revient. Elle peut continuer à faire rage en nous pendant des jours, des mois, ou même des années ; elle laisse des traces profondes dans l’âme, même si aucun signe extérieur n’apparaît. Nous pouvons traverser des émotions contradictoires et perdre l’envie d’accomplir les activités quotidiennes les plus simples. Ces sentiments sont tout à fait normaux après avoir traversé une expérience aussi exceptionnelle que la guerre. Ils ne sont en aucun cas un signe de faiblesse, mais reflètent plutôt la tentative de l’esprit et du corps de s’adapter à un événement qui dépasse la capacité normale d’endurance de l’être humain.
La bonne nouvelle est que l’être humain possède une immense capacité de rétablissement. La vie ne redeviendra peut-être pas exactement comme avant, mais elle peut devenir une nouvelle vie, porteuse d’un sens différent. Se rétablir ne signifie pas oublier ce qui s’est passé, mais plutôt apprendre à vivre malgré ce qui s’est passé, à retrouver l’espoir, notre sentiment de sécurité intérieure, ainsi que notre capacité à travailler, à donner et à apprécier à nouveau la vie.
Premièrement : Comment chacun de nous peut-il s’aider lui-même à se rétablir et à revenir à la vie ?
Après la guerre, l’être humain peut se sentir comme une personne différente. Retrouver l’équilibre ne signifie pas redevenir la personne que vous étiez avant la guerre, mais plutôt construire une nouvelle version de vous-même qui a su surmonter la douleur. Suivre quelques étapes réfléchies vous aidera à retrouver l’équilibre perdu :
- Accordez-vous le droit d’être triste : C’est la première étape essentielle après les traumatismes. Surmonter la perte demande du temps, que vous ayez perdu un être cher, une maison, un travail ou un mode de vie auquel vous étiez habitué. Il est tout à fait naturel de ressentir de la tristesse ; n’essayez pas d’ignorer vos sentiments ou de les cacher, mais permettez-vous de pleurer et de vous exprimer sans honte.
- Soyez patient et donnez-vous le temps nécessaire : Le rétablissement se fait progressivement. Vous pouvez également ressentir de l’anxiété, de la tension, des difficultés à dormir et de l’irritabilité. Toutes ces sensations et réactions font naturellement partie du processus de guérison. Vous passerez peut-être par un bon jour, suivi d’un jour difficile, puis de jours meilleurs ; ce n’est pas une rechute, mais le parcours normal du chemin de la guérison. Vous pouvez également vous aider en tenant un journal pour exprimer vos sentiments, ce qui aide énormément.
- Ne restez pas seul : L’une des choses qui aident le plus l’être humain après les guerres est la présence de personnes qui partagent les détails de sa vie ; il est donc crucial de ne pas s’isoler au milieu de cette souffrance. Partager ce que nous portons en nous et ce qui pèse sur nos épaules avec la famille, les amis et les proches allège le poids de la souffrance et nous apporte un sentiment de soutien et d’appartenance. Maintenir les liens humains reste une source de force qui nous aide à continuer malgré la douleur ; la présence des autres n’efface pas la douleur, mais elle en allège le fardeau.
- Fixez un moment pour vous réunir et célébrer le retour de la paix : Les rencontres sociales et festives après la fin de la guerre portent des dimensions psychologiques et sociales profondes, et constituent un véritable symbole de reconstruction de la vie et de rétablissement.
- Invitez vos proches à se réunir autour de la table : Se rassembler autour de la table va bien au-delà du simple fait de partager un repas ; cela contribue efficacement à :
- Retrouver le sentiment de sécurité : Le rassemblement de la famille autour de la table donne au survivant le sentiment d’un retour à la stabilité perdue.
- Restaurer les liens familiaux : Aide à surmonter les traumatismes de la séparation et de la perte.
- Faire revivre les rituels quotidiens : Préparer la nourriture et la manger ensemble représente une étape essentielle pour retrouver la routine d’une vie normale.
- Triompher de la privation : Se rassembler au milieu d’une table bien garnie symbolise matériellement et moralement la fin des jours de faim et de peur de l’inconnu.
- Reconstruire l’identité culturelle : Préparer des plats traditionnels relie le survivant à ses racines et à son histoire que la guerre a tenté d’effacer.
- Revenez progressivement à la routine : Car la routine redonne à l’esprit un sentiment de stabilité. Commencez par des choses simples, comme le retour aux études ou au travail dès que cela devient possible, ou la pratique d’un ancien passe-temps ; les petits pas font une grande différence.
- Fixez-vous de nouveaux objectifs réalisables dans votre vie : Cela vous aide à retrouver un sentiment de contrôle et à reprendre les rênes de votre vie.
- Ne laissez pas la guerre dominer toutes vos conversations : Il est normal de parler de ce qui s’est passé et de suivre les actualités, mais il est également important de laisser de l’espace dans notre vie pour d’autres sujets ; parlons de l’avenir puisque la guerre appartient désormais au passé, parlons de rêves et des belles choses qui existent encore dans nos vies et que nous n’avons pas perdues.
- Pratiquez des exercices physiques comme la marche et la respiration profonde : La marche dans la nature et au bord de la mer aide l’homme à obtenir d’immenses bienfaits pour la santé psychologique et physique, elle contribue à :
- Réduire le stress résultant des conditions de la guerre.
- Améliorer l’humeur : Stimule la sécrétion des hormones du bonheur comme l’endorphine et la dopamine.
- Clarifier l’esprit : Réduit les pensées négatives constantes.
- Recharger l’énergie : Renforce la concentration grâce à la présence dans des espaces ouverts.
- Réguler le sommeil : La lumière naturelle et l’effort physique aident à avoir un sommeil profond la nuit.
- Libérer l’énergie négative : Évacuer les charges du corps en marchant pieds nus sur le sable (technique de mise à la terre / ancrage).
- N’hésitez pas à demander de l’aide : Si les symptômes persistent pendant une longue période et commencent à affecter négativement le travail, les études, les relations ou le sommeil, il est important de consulter un professionnel de la santé mentale. Demander de l’aide est une preuve de courage et de force, et non de faiblesse.
Deuxièmement : Comment les parents peuvent-ils aider leurs enfants à se rétablir ?
Les enfants n’expriment généralement pas leur peur par des mots directs, mais cela peut se manifester à travers des comportements tels que : pleurs fréquents, nervosité, attachement excessif aux parents, troubles du sommeil, cauchemars, énurésie, difficultés de concentration, repli sur soi ou agressivité. Toutes ces réactions sont des réponses normales consécutives aux traumatismes.
- Donnez à l’enfant un sentiment de sécurité : Dites-lui clairement que la guerre est finie et que vous êtes maintenant en sécurité. Dites-lui aussi que vous resterez toujours à ses côtés quoi qu’il arrive pour construire une nouvelle vie après la guerre.
- Écoutez plus que vous ne parlez : Aidez-le à exprimer ses sentiments, ses pensées et ses peurs.
- Ne le forcez pas à oublier, mais laissez-le raconter ce qu’il a vécu : Ne l’interrompez pas et ne minimisez pas ses sentiments, mais dites-lui des phrases de soutien comme : “C’est normal que tu aies eu peur et que tu te sentes triste maintenant”, et donnez-lui le temps nécessaire pour s’exprimer.
- Rétablissez la routine quotidienne : La routine donne à l’enfant un sentiment élevé de sécurité et de stabilité. Concentrez-vous sur l’organisation de l’heure du coucher, du temps alloué aux études, du temps de jeu, et surtout du temps passé devant les écrans, les réseaux sociaux et les jeux électroniques.
- Encouragez le jeu, le dessin, le coloriage et la pâte à modeler : Le jeu n’est pas une perte de temps, c’est le moyen fondamental de l’enfant pour exprimer ses sentiments et s’en remettre ; le dessin peut recréer les événements de la guerre comme une forme d’extériorisation.
Jouer avec la pâte à modeler aide les enfants à évacuer les traumatismes psychologiques et les sentiments refoulés comme la peur et l’agressivité, à travers le façonnage de la pâte, la pression exercée sur elle et son découpage. Cela redonne également à l’enfant un sentiment de contrôle qu’il avait perdu pendant la guerre, ce qui réduit les niveaux de stress et d’anxiété, et ravive son imagination ainsi que ses capacités créatives.
De plus, le jeu collectif avec la pâte à modeler contribue à réintégrer socialement les enfants et à construire des canaux de communication alternatifs et non verbaux pour exprimer leurs expériences douloureuses, ce qui soutient le processus de jeu et de rétablissement.
- Jouer avec l’enfant : Consacrez du temps au jeu libre ou aux activités créatives partagées, sans vous focaliser sur les résultats, mais plutôt sur le plaisir du partage. Parmi les principaux bienfaits :
- Retrouver le contrôle (Sense of Control) : Cela inverse le rôle de la victime ; pendant la guerre, l’enfant est impuissant et passif, tandis que dans le jeu, lorsque vous le laissez diriger la dynamique et en fixer les règles (comme jouer le rôle du médecin et vous le patient, ou être le chef), il retrouve son sentiment de capacité à contrôler son environnement.
- Donner à l’enfant un sentiment de valeur et d’estime, ce qui le compense pour les périodes de négligence involontaire imposées par les conditions et les pressions de la guerre.
- Encouragez les activités sportives et artistiques : Elles l’aident à exprimer ses émotions et à s’intégrer socialement. Surmonter de petits défis, comme marcher sur de plus longues distances ou grimper sur une petite colline, redonne à l’enfant le sentiment de sa capacité, de sa compétence et du contrôle de sa vie. Il existe des sports qui aident à évacuer l’énergie de la colère (comme le Kung-fu), et des pratiques musicales qui procurent un sentiment de paix intérieure (comme jouer de la guitare ou du piano).
La musique est considérée comme un outil thérapeutique et éducatif puissant pour les enfants qui ont vécu les horreurs de la guerre, car elle dépasse les limites des mots pour toucher la profondeur des traumatismes psychologiques et aider à leur guérison. Le rôle de la musique dans la vie de ces enfants peut être divisé en points essentiels :
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- Guérison émotionnelle : La musique offre aux enfants un moyen d’exprimer les sentiments de terreur, de perte et de tristesse qu’ils ne parviennent pas à formuler avec des mots.
- Soulagement du stress et de l’anxiété : Écouter des mélodies calmes ou jouer d’un instrument aide à réduire la sécrétion des hormones de stress, ce qui diminue l’intensité des cauchemars et de la peur constante.
- Libération du refoulement émotionnel : Le rythme et la percussion sur les instruments (comme les tambours) aident à évacuer les énergies de colère et de frustration accumulées.
- Reconstruction du sentiment de sécurité et de stabilité : Les cours de musique réguliers contribuent à réorganiser la vie de l’enfant, lui redonnant un sentiment d’ordre et d’harmonie après le chaos de la guerre.
- Concentration et amélioration de l’attention par des jeux structurés : Essayez de jouer avec votre enfant à des jeux qui améliorent la qualité de la concentration, ou achetez-lui, si possible, des jeux qui augmentent le niveau d’attention, comme les jeux de mouvement et d’écoute : “Le jeu des statues” ou “Jacques a dit”.
Sachant que l’attention des enfants est fortement affectée après la guerre pour les raisons suivantes :
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- L’état d’hypervigilance (Hypervigilance) : L’enfant de la guerre vit dans un état de peur constante qu’un danger soudain ne survienne, ce qui maintient son cerveau occupé à surveiller les sons et l’environnement à la recherche de la survie, et l’empêche de se concentrer sur autre chose.
- Le retour en arrière psychologique (Flashbacks) : La répétition et la résurgence des scènes douloureuses dans l’esprit de l’enfant ne lui laissent plus la capacité d’assimiler de nouvelles informations ou de s’en souvenir.
- Les cauchemars et l’insomnie : Ils empêchent le cerveau de prendre un repos suffisant, ce qui entraîne une dispersion totale de l’attention pendant la journée.
- Réduire l’exposition de l’enfant à la télévision ou aux téléphones est une chose très importante.
- Emmener les enfants au théâtre (surtout les spectacles comiques et drôles) : C’est un outil précieux pour la guérison psychologique et émotionnelle. Les principaux bienfaits psychologiques et sociaux du théâtre après la guerre comprennent :
- Sécrétion des hormones du bonheur : Le rire libère des hormones qui réduisent celles du stress et atténuent l’intensité de la peur refoulée.
- Sécurité collective : Voir d’autres enfants rire donne à l’enfant un sentiment de réassurance, lui montrant que le monde qui l’entoure est redevenu sûr.
- Échappatoire positive : Le théâtre offre un environnement imaginaire et coloré qui éloigne l’enfant des souvenirs de destruction et de déplacement.
- Insuffler l’espoir : Les spectacles comiques portent souvent des messages de victoire du bien et de la justice, ravivant ainsi l’optimisme face à l’avenir.
- Emmenez votre enfant avec des proches pour déjeuner dans la nature : Après les périodes de guerre et de déplacement, ces sorties ne se limitent pas à partager un repas, elles représentent une thérapie psychologique et sociale complète. L’impact profond de la sortie avec la famille élargie comprend :
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- Restaurer la sécurité psychologique via le “fort familial” : Voir les membres de sa grande famille réunis autour de lui compense l’enfant psychologiquement des sentiments de perte, et lui donne l’impression d’être entouré d’un “bouclier” qui le protège. L’enfant réalise également à travers ce rassemblement que la vie reprend son cours normal et que le danger a disparu, ce qui réduit les crises de panique et d’anxiété liées aux bruits des bombardements ou du siège.
- Le rôle des grands-parents et des proches dans le soutien émotionnel : Les grands-parents jouent un rôle central dans les sorties en racontant de belles histoires du passé, ce qui détache les enfants des souvenirs récents de la guerre et les relie à leurs racines positives. De plus, la présence des proches allège le fardeau psychologique des parents (qui peuvent également être choqués), permettant aux enfants de recevoir des doses doublées de tendresse, d’affection et d’attention.
- Retrouver les rituels sociaux et la joie : Préparer les repas de la grande famille en plein air fait revivre les traditions de chaleur familiale, transformant l’acte de manger d’un simple instinct de survie pendant la guerre en un rituel de célébration de la vie. Le jeu collectif intergénérationnel (comme la participation des pères et des oncles aux jeux de course, de ballon ou de chant collectif avec les enfants) brise les barrières et procure aux enfants un profond sentiment de joie et de libération.
- Intégrer les enfants et les sortir de l’isolement : Faire sortir les enfants des murs de la maison pour rencontrer leurs proches du même âge (cousins et cousines) les incite à jouer et brise l’isolement social et le repli sur soi.
- Emmenez votre enfant en promenade dans la nature ou au bord de la mer : Ces sorties font partie des moyens thérapeutiques efficaces qui aident les enfants à atténuer les effets du traumatisme psychologique et du stress. Étroitement liées aux programmes de thérapie par la nature (Nature Therapy), elles offrent aux enfants un refuge sûr qui ne dépend pas de la parole, mais leur permet de reconstruire leur équilibre psychologique et de réguler leur système nerveux.
- Les sons naturels réguliers, comme le bruit du vent ou le ressac des vagues, contribuent à atténuer l’état d’hypervigilance et à calmer l’état d’alerte constant dont souffrent les enfants atteints de trouble du stress post-traumatique.
- Marcher sur le sable ou l’herbe aide l’enfant à retrouver le sens de son corps et à se reconnecter avec ses émotions et sa perception sensorielle.
- La nature offre à l’enfant un environnement où il se remplit de sécurité, où le voyage de guérison peut commencer sans avoir besoin de raviver ou de décrire les expériences douloureuses.
- Les espaces ouverts et le vaste horizon aident à réduire le sentiment de suffocation et à limiter les crises d’anxiété et de peur.
- Le retour de la joie et de l’émerveillement : Ramasser des coquillages, observer les oiseaux et les créatures marines, ou découvrir les éléments de la nature éveille chez l’enfant des sentiments de joie et d’exploration que la guerre aurait pu éteindre.
- Soyez des modèles dans la gestion du stress : Les enfants observent constamment leurs parents ; lorsqu’ils vous voient gérer l’anxiété avec calme, demander de l’aide en cas de besoin et coopérer en tant que membres d’une famille, ils apprennent que surmonter les crises est possible.
- Renforcez l’espoir sans nier la réalité : Dites à l’enfant : “Nous avons traversé des jours difficiles, mais nous sommes ensemble, et nous surmonterons cette étape pas à pas”. Le véritable espoir ne repose pas sur le déni de la douleur, mais sur la foi en la capacité de l’être humain à guérir.
- Demandez de l’aide spécialisée si nécessaire : Si les cauchemars, la peur intense, l’isolement, le comportement agressif ou le refus d’aller à l’école persistent, et que ces symptômes affectent la vie quotidienne de l’enfant, il est très important de consulter un pédopsychologue ; une intervention précoce aide l’enfant à se rétablir plus rapidement et empêche les effets du traumatisme de s’installer.
Message à chaque mère et père
Vous ne pouvez peut-être pas changer ce qui s’est passé, mais vous pouvez être la source de sécurité dont vos enfants ont besoin aujourd’hui. L’amour, l’accueil bienveillant, l’écoute, la patience et la présence réelle aux côtés de l’enfant sont les plus puissants outils de guérison. Les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits, mais de parents qui leur donnent le sentiment d’être aimés, d’être en sécurité, et que l’avenir leur réserve encore de l’espoir.
Se rétablir ne signifie pas oublier ce qui s’est passé, mais plutôt apprendre à vivre malgré ce qui s’est passé
Un dernier message
La guerre peut nous enlever beaucoup, mais elle ne peut pas nous priver de notre capacité à nous relever.
- Nous pouvons perdre une maison, mais nous pouvons construire un nouveau foyer.
- Nous pouvons perdre des personnes que nous aimons, mais leur souvenir peut rester une source de force et d’amour.
- Nous pouvons avoir l’impression que la sécurité a disparu, mais elle commence à revenir lorsque nous trouvons quelqu’un pour nous écouter, que nous nous accordons du temps, et que nous traitons nos blessures avec douceur et patience.
Le rétablissement n’est pas un chemin droit, mais un voyage parsemé de jours faciles et d’autres difficiles. À chaque pas que nous faisons pour prendre soin de nous-mêmes et de ceux que nous aimons, nous nous rapprochons de la restauration de la paix intérieure.
Accordons-nous du temps, accrochons-nous à l’espoir, et rappelons-nous toujours que l’être humain, quelle que soit la dureté des épreuves, possède une immense capacité de résilience. En même temps, nous devons nous rappeler notre force intérieure ; tous les défis que nous avons vécus jusqu’à aujourd’hui confirment que nous avons le courage et la flexibilité nécessaires pour surmonter les crises et poursuivre notre chemin. Croire en nous-mêmes et en notre capacité d’endurance est une véritable source de force qui nous aide à continuer. Cette étape est peut-être difficile, mais elle ne durera pas éternellement ; avec le soutien mutuel et la confiance en soi, nous pouvons la traverser et grandir grâce à elle.
